Ana Pérez

Ana Pérez est un phénomène dont tout le monde parle. On la voit partout où il y a du flamenco :
au festival d’Avignon dans la compagnie de Luis de la Carrasca, au festival flamenco de Mont-de-Marsan, de Châteauneuf-Grasse et du Toursky dans le spectacle « Madre e Hija » de la Compagnie Solea (mai 2012).

Il faut dire que son destin semblait tracé dès sa plus tendre enfance.
Fille du chorégraphe Patrick Servius et de Maria Pérez, directrice du Centre Solea, elle a été formée à la danse contemporaine par Josette Baïz, et a fait partie du Groupe Grenade pendant toute son enfance. Avec cette Compagnie elle a dansé dans les plus grands théâtres de France pour la création « Zoom » entre 10 et 16 ans.

Le flamenco, elle est née dedans. Elle met ses premières chaussures à l’âge de 3 ans, et sa mère décèle tout de suite chez cet enfant, un don exceptionnel pour le rythme et la danse en général.
Puis ce sera au contact des maîtres sévillans que sa passion se révèlera : Pilar Ortega, Adela Campallo, Mercedes Ruiz, Eva la Yerbabuena, Rocio Molina… elle dansera sa première alegria à l’âge de 9 ans dans le tablao mythique du 68 Rue Sainte.

Photo  : Alain Scherer

Les musiciens les plus prestigieux l’on vue évoluer au fils des spectacles. On se souvient des ses prestations en tant que soliste dans la pièce La Monja gitana en 2004, elle n’avait que 13 ans, ou encore dans le spectacle Grito au théâtre du Gymnase, au Festival du Château de la Tour d’Aigues et à celui de Mont-de-Marsan.

Voilà cinq ans qu’elle vit à Séville. Là bas elle continue à se former avec sa maestra incontestée, Pilar Ortega, mais également avec La Yerbabuena, Andrés Peña ou encore Rocio Molina. Boulimique de techniques et de performances, elle est en contact permanent avec les jeunes artistes les plus brillants et inventifs de la capitale andalouse tels que Carlos Carbonell, Noisés Navarro, qui voient en elle un phénomène encore jamais vu. Le « mundillo flamenco » en parle beaucoup, et les portes les plus inaccessibles s’ouvrent à elle tout naturellement. Elle danse dans les meilleurs tablaos de la ville : El Museo del Baile Flamenco, El Arenal, el Auditorio Alvarez Quintero, lo Gallos. En 2010 elle est demi-finaliste du concours « Los Jovenes Flamencos » et finaliste du concours « Carmen Amaya » à Barcelone. Elle est également sollicitée pour se produire dans les « Peñas de Guardia », réservées aux seuls connaisseurs du flamenco et on la voit régulièrement dans le festival « Flamenco de Calle » et au célèbre «Tablao de Carmen» de Barcelone.

On la surnomme «La perle noire du Flamenco».

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