Samedi 13 mai 2017 – Lecture performée La terre qui vous manque

Samedi 13 mai 2017 à 19h00
Lecture performée « La terre qui vous manque »
Avec Patrick Servius (lectures)
Ana Pérez (danse)
Jean-Marie Guyard (musique)
Stéphane Galland (modération)

Cité de la Musique, l’Auditorium
Tarifs Lecture performée + Concert Latíname : 10 – 12 €
Bar Caribéen dès 18h30
Possibilité de se restaurer

La terre qui vous manque parle de ma rencontre avec le Cap Vert, une de mes terres d’origine, à l’âge de 51 ans… Ce livre est un témoignage sensible et urgent que je dédie à mon enfant Ana Servius Perez… Pour parachever ce geste, Ana et moi, avons l’intention d’explorer par la danse cet espace de confidence entre un père et sa fille… Nous serons accompagnés dans cette tentative par le complice et ami, le musicien Jean Marie Guyard. Patrick Servius

Patrick Servius
Chorégraphe et co-fondateur de la Cie le Rêve de la Soie.
Le corps est au centre de son travail.
Ce qui l’intéresse, c’est ce moment où quelque chose nous échappe, où des mémoires enfouies ressurgissent, la perte de contrôle dans l’acte artistique. Ces moments de fulgurances où nous sommes traversés par quelque chose qui nous dépasse et, qui nous révèle à nous-mêmes…
La terre qui vous manque est son premier livre.

Il m’aura fallu atteindre mes 29 ans et la naissance de ma fille pour ressentir l’urgence de cet ancrage.
Instinctivement, j’ai compris que je devais rendre à mon enfant ce socle dont on m’avait privé : traverser des silences morbides. Forcer les oublis volontaires. Éclairer les zones d’ombres de cette histoire que je porte. Un chemin laborieux qui me prendra une vingtaine d’années…

(Extrait de « La terre qui vous manque »)

Ana Pérez est un phénomène dont tout le monde parle. On la voit partout où il y a du flamenco :
au festival d’Avignon dans la compagnie de Luis de la Carrasca, au festival flamenco de Mont-de-Marsan, de Châteauneuf-Grasse et du Toursky dans le spectacle « Madre e Hija » de la Compagnie Solea (mai 2012).

Il faut dire que son destin semblait tracé dès sa plus tendre enfance.
Fille du chorégraphe Patrick Servius et de Maria Pérez, directrice du Centre Solea, elle a été formée à la danse contemporaine par Josette Baïz, et a fait partie du Groupe Grenade pendant toute son enfance. Avec cette Compagnie elle a dansé dans les plus grands théâtres de France pour la création « Zoom » entre 10 et 16 ans.

Le flamenco, elle est née dedans. Elle met ses premières chaussures à l’âge de 3 ans, et sa mère décèle tout de suite chez cet enfant, un don exceptionnel pour le rythme et la danse en général.
Puis ce sera au contact des maîtres sévillans que sa passion se révèlera : Pilar Ortega, Adela Campallo, Mercedes Ruiz, Eva la Yerbabuena, Rocio Molina… elle dansera sa première alegria à l’âge de 9 ans dans le tablao mythique du 68 Rue Sainte.

Les musiciens les plus prestigieux l’on vue évoluer au fils des spectacles. On se souvient des ses prestations en tant que soliste dans la pièce La Monja gitana en 2004, elle n’avait que 13 ans, ou encore dans le spectacle Grito au théâtre du Gymnase, au Festival du Château de la Tour d’Aigues et à celui de Mont-de-Marsan.

Voilà cinq ans qu’elle vit à Séville. Là bas elle continue à se former avec sa maestra incontestée, Pilar Ortega, mais également avec La Yerbabuena, Andrés Peña ou encore Rocio Molina. Boulimique de techniques et de performances, elle est en contact permanent avec les jeunes artistes les plus brillants et inventifs de la capitale andalouse tels que Carlos Carbonell, Noisés Navarro, qui voient en elle un phénomène encore jamais vu. Le « mundillo flamenco » en parle beaucoup, et les portes les plus inaccessibles s’ouvrent à elle tout naturellement. Elle danse dans les meilleurs tablaos de la ville : El Museo del Baile Flamenco, El Arenal, el Auditorio Alvarez Quintero, lo Gallos. En 2010 elle est demi-finaliste du concours « Los Jovenes Flamencos » et finaliste du concours « Carmen Amaya » à Barcelone. Elle est également sollicitée pour se produire dans les « Peñas de Guardia », réservées aux seuls connaisseurs du flamenco et on la voit régulièrement dans le festival « Flamenco de Calle » et au célèbre «Tablao de Carmen» de Barcelone.

On la surnomme «La perle noire du Flamenco».

Jean Marie GUYARD
Compositeur, chanteur et guitariste
Sa musique afropéenne est en mouvement constant. Son univers, de la pop music et du blues de ses débuts fin des sixties, puis de la soul et du jazz, aux musiques urbaines actuelles, est imprégné de différentes stylistiques, nourries au gré de ses recherches et de ses nombreuses rencontres. Il partage ses compétences de chanteur, de guitariste, de compositeur et de producteur avec des artistes de divers horizons : comoriens, gabonais, camerounais, irlandais, américains, français, occitans…
Il a également été sollicité à composer pour le théâtre, et avec l’arrivée des nouvelles technologies, comme sounddesigner pour la danse.
Après trois albums à son actif, Wankatao (fusion) 1993, Muddy’s Street (blues) 1999, Hit-Tracks (pop) 2015, il prépare  actuellement un quatrième opus enregistré entre Marseille et Los Angeles.

Stéphane Galland, programmateur musical et journaliste à Radio Grenouille, animateur de l’émission Le Coton Club sur ces mêmes ondes et My Own Atlantic Trip sur Cave Carli Radio.
Le festival Kadans Caraïbe le reçoit chaque année sous le nom de «M. OaT» pour des DJ sets éclectiques mêlant jazz, afro, house, kadans, dancehall, funk ou hip hop…
Cette année, c’est le journaliste que nous invitons autour du thème de «l’héritage culturel», dans une réflexion sur l’ouvrage de Patrick Servius La terre qui vous manque.

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