Vendredi 12 mai 2017 – Percussions gwoka Massilia Ka

Vendredi 12 mai 2017 à 19h30
Percussions et danse gwoka
avec le groupe Massilia Ka
Musique traditionnelle de Guadeloupe

Cité de la Musique de Marseille
Le Salon
entrée libre et gratuite
Bar Caribéen dès 19h00
Possibilité de se restaurer

Massilia ka est un groupe de gwoka (musique traditionnelle de Guadeloupe), né de la complicité de trois frères et soeurs unis par la même passion. Formés par l’Académie du Ka en Guadeloupe, ils ont ensuite reçu l’enseignement de grands Maîtres Ka comme Henri Délos et Armand Achéron. A leur tour, ils oeuvrent aujourd’hui à la transmission de cet héritage, à l’observance de cette fête où la danse écrit la musique.
Le groupe Massilia Ka reprend des chants traditionnels des soirées populaires dîtes « lewoz » entièrement basées sur l’improvisation tant au niveau du chant, de la danse, que des percussions. Ce sont des joutes musicales au cours desquelles le marqueur (tambour soliste) devra réussir à suivre les pas d’un danseur sorti de la foule pour le défier.
Formation d’artistes métissée, tout comme la musique qu’elle transmet, Massilia Ka propose au public des spectacles, des cours de tambour, des cours et des stages de danse ou encore des contes de la Caraïbe.

La musique «gwoka» est née en Guadeloupe d’un processus de créolisation entre les différentes cultures arrivées sur l’île à l’époque de la colonisation. Il fait partie intégrante de la culture guadeloupéenne.
S’il a connu une période de déni avec le développement de la vie citadine et l’arrivée de nouveaux genres musicaux comme la biguine, il est revenu en force dans les années 70, réaffirmant une identité culturelle façonnée au fil de l’histoire.
Ce n’est pas une simple musique, ni un folklore figé dans le temps. C’est une forme d’expression artistique, un art de vivre, un état d’esprit enseigné par les « maîtres du gwoka » dont beaucoup sont aujourd’hui disparus (Robert Loyson, Ti Céleste, Esnard Boisdur, Germain Calixte dit Chaben, Kristèn Aigle, Napoléon Magloire dit Napo, Guy Konkèt, Carnot, Marcel Lollia dit Vélo, Henri Délos, Hilaire Geoffroy …). Le gwoka est un art populaire en constante évolution, se nourrissant des influences extérieures amenées par les musiciens et les danseurs, tout en respectant des règles fondamentales.

Le terme « gwoka » regroupe la musique, les chants, et les danses. Les soirées animées par les musiciens et les danseurs de gwoka de la Guadeloupe se nomment « léwoz » et regroupent musiciens, chanteurs, danseurs, dans une ronde où le public peut entrer pour s’exprimer à travers la danse. La danse s’exécute en solo, face au percussionniste soliste qui marque les pas du danseur. (extrait de l’article « Le gwoka » par Mona Georgelin, paru en octobre 2014 dans « Les Cahiers des Anneaux de la Mémoire N° 15)

Le Gwoka : musique, chants, danses et pratique culturelle représentatifs de l’identité guadeloupéenne » (France) a été inscrit le 26 novembre 2014 sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.

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