Concert gwoka
avec Max Diakok et le Kolèktif Ka
Samedi 30 mai 2026 à 19h00
Le gwoka est une culture musicale qui intègre du chant, des percussions et de la danse. Il est né en Guadeloupe d’un processus de créolisation entre les différentes cultures arrivées sur l’île à l’époque de la colonisation. Il fait partie intégrante de la culture guadeloupéenne.
S’il a connu une période de déni avec le développement de la vie citadine et l’arrivée de nouveaux genres musicaux comme la biguine, il est revenu en force dans les années 70, réaffirmant une identité culturelle façonnée au fil de l’histoire.
Ce n’est pas une simple musique, ni un folklore figé dans le temps. C’est une forme d’expression artistique, un art de vivre, un état d’esprit enseigné par les « maîtres du gwoka » dont beaucoup sont aujourd’hui disparus (Robert Loyson, Ti Céleste, Esnard Boisdur, Germain Calixte dit Chaben, Kristèn Aigle, Napoléon Magloire dit Napo, Guy Konkèt, Carnot, Marcel Lollia dit Vélo, Henri Délos, Hilaire Geoffroy …).
Le Gwoka a été inscrit le 26 novembre 2014 sur la Liste du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Au programme également
18h : Table ronde animée par Stéphane Gallane, avec Max Diakok, Yann Cléry & Yewhe Yeton
21h : Concert avec Yann Cléry (France, Guyane) & Yewhe Yeton (Bénin)
INFOS PRATIQUES
Cité de la Musique de Marseille
Salon
4 rue Bernard du Bois – 13001 Marseille
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles

Restauration créole
avec Finecocott’
dès 19h00
Max Diakok
Max Diakok découvre adolescent la danse dans l’univers des soirées Léwòz pratiquées dans les zones rurales de la Guadeloupe. Il s’émerveille face à la théâtralité et la poésie se dégageant de grandes figures du Gwoka telles que Kristèn Aigle. Très vite, il va s’exprimer dans ces soirées traditionnelles.
Max décide en 1989 d’explorer d’autres techniques corporelles en particulier le modern-jazz et la danse contemporaine. Ce parcours lui permet, durant les années 90, d’intégrer, en tant qu’interprète, les compagnies des chorégraphes suivants : Germaine Acogny, Jean-François Duroure, Christian Bourigault, Norma Claire etc. En 1998, Max obtient son diplôme d’Etat de professeur de danse contemporaine.
Parallèlement, Max Diakok se lance dans l’écriture chorégraphique au sein de la Compagnie Boukousou et puise dans le Gwoka, danse d’exutoire et de résistance, ses énergies propres à exprimer la parole du corps et ses émotions.
Ses pièces ont été programmées aussi bien dans l’Hexagone (au Mucem et à la Cité de la Musique à Marseille dans le cadre du festival Kadans Caraïbe, à Paris, à l’Unesco, au Festival Off d’Avignon, à l’Opéra de Saint-Etienne et à de nombreux festivals) que sur les scènes nationales de Guadeloupe, Martinique, et sur celle du CDCN de Guyane (Rencontres de danses métisses). A l’international, ses pièces ont été diffusées à Bristol, à Liverpool (Leap Festival), à Budapest, à Dakar (Kaay fecc) et à Ouagadougou (FIDO).
Max Diakok est impliqué dans la transmission de la culture Gwoka aux jeunes générations (sous ses formes traditionnelles et contemporaines). Au sein de structures associatives, au sein d’écoles et de collèges, au sein de structures de formation professionnelle (conservatoires, PSPBB, pôle supérieur d’enseignent artistique Paris Boulogne – Billancourt). Egalement à l’international (Ecole des sables au Sénégal, à Ouagadougou, à Londres et à Yokohama).
Il est également sollicité pour donner des conférences sur le Gwoka en lien avec son travail chorégraphique, en France et à l’étranger (Universidad de las Artes de la Havane, Institut français de Yokohama).
Enfin, Max est parolier avec des titres diffusés à la radio. Lauréat en 2008 du concours de poésie en créole Kalbas Lò Lakarayib organisé en Martinique, il est également poète.
Max Diakok a été promu au rang de Chevalier des Arts et des Lettres en 2015.
Crédit photo : Laurent Pailler
